Auteur/autrice : api53

  • L’abeille: un petit insecte, un grand monde

    L’abeille: un petit insecte, un grand monde

    Un pilier discret de nos écosystèmes

    L’abeille est l’un des insectes les plus précieux de notre environnement. En butinant les fleurs pour récolter nectar et pollen, elle assure la pollinisation, un processus indispensable à la reproduction de nombreuses plantes sauvages et cultivées.

    Sans elle, une grande partie de notre biodiversité – de notre alimentation – s’effondrerait.

    En Mayenne, territoire de bocage, de prairies et de haies, l’abeille trouve un cadre idéal: une mosaïque de fleurs, d’arbres et de zones humides qui lui offre nourriture et abris tout au long de la saison.

    Une société parfaitement organisée

    L’abeille domestique (Apis mellifera) vit en colonie, une véritable super-organisation où chaque individu joue un rôle précis.

    Les trois castes:

    • La reine: une seule par ruche. Elle pond jusqu’à 2000 œufs par jour au printemps.
    • Les ouvrières: toutes des femelles. Elles assurent tout: nettoyage, nourrissage, construction, défense, butinage.
    • Les mâles (faux bourdons): leur rôle principal est la fécondation de jeunes reines.

    Cette organisation millimétrée permet à la colonie de survivre, de se développer et de s’adapter aux variations de l’environnement.

    Le travail du butinage

    À partir de 3 semaines, l’ouvrière devient butineuse. Elle visite chaque jour des centaines de fleurs pour:

    • récolter le nectar, transformé ensuite en miel,
    • ramener le pollen, source de protéines pour les larves,
    • rapporter de l’eau, essentielle au refroidissement de la colonie.

    Chaque vol contribue à la pollinisation des plantes locales: trèfles, ronces, tilleuls, prairies fleuries… un patrimoine naturel typiquement mayennais.

    Une alchimiste du miel

    Le miel n’est pas seulement un produit gourmand: c’est la réserve énergétique de la colonie.
    Les abeilles ventilent, transforment et déshydratent le nectar jusqu’à obtenir un miel stable riche et parfaitement conservable.

    En Mayenne, les miels reflètent la diversité du territoire:

    • miel de printemps (colza et fruitiers),
    • miel de tilleul,
    • miel de ronce, d’aubépine,
    • miel de châtaigner,

    Chaque territoire raconte une histoire.

    Un insecte menacé

    Les abeilles subissent plusieurs pressions:

    • perte des habitats (disparition des haies bocagères, uniformisation des paysages),
    • pesticides,
    • parasite comme le varroa,
    • changement climatique.

    L’apiculture de loisir, lorsqu’elle est bien menée, peut contribuer à la sensibilisation et à la préservation de la biodiversité locale.

    L’abeille, ambassadrice de la nature mayennaise

    Observer une ruche, c’est comprendre l’équilibre fragile entre agriculture, flore sauvage et insectes pollinisateurs.
    En Mayenne, où le bocage reste un marqueur fort du paysage, l’abeille devient un symbole: celui d’un territoire vivant, rural, et profondément attaché à son environnement.

  • Traitement varroa : pourquoi et comment utiliser l’acide oxalique en égouttement ?

    Traitement varroa : pourquoi et comment utiliser l’acide oxalique en égouttement ?

    Pourquoi traiter contre le varroa en hiver?

    Le Varroa destructor est un parasite redoutable pour nos abeilles. En hiver, alors que la colonie est affaiblie et regroupée en grappe, ce parasite prolifère et affaiblit encore plus les abeilles. Un traitement à l’acide oxalique par égouttement est efficace, simple et peu coûteux pour réduire la population de varroas avant le redémarrage de la colonie au printemps.

    Ce traitement élimine jusqu’à 90 % des varroas phorétiques (ceux sur les abeilles), mais pas ceux dans le couvain.

    Quand intervenir ?

    • Période idéale: Entre décembre et janvier, quand il n’y a plus de couvain (ou très peu). Les varroas, sans larves à parasiter, sont tous sur les abeilles adultes.
    • Température: Entre 8 °C et 10 °C (pas en dessous ni au dessus, pour éviter de refroidir la grappe et favoriser le dégrappage), sans gelée la nuit suivant le traitement.

    Comment faire?

    • Préparer de la solution:
      • préparer le sirop 50/50 (par exemple 1 litre d’eau (=1kg) + 1kg de sucre – ce qui donnera environ 1,5 litres de sirop)
      • Verser le sachet d’API-BIOXAL (32g) et 500 ml de sirop dans un récipient hermétique et mélanger. Quantité suffisante pour 10 ruches.
      • Maintenez la préparation de la solution entre 25 et 30°C. Personnellement, j’utilise une glacière isotherme et y disposant des bouteilles d’eau chaude et le récipient avec la solution.
    • Appliquer le traitement:
      • Prélever 50ml de solution dans un seringue.
      • enfumer légèrement l’entrée de la ruche.
      • ouvrir délicatement le couvre cadre et enfumer légèrement
      • localiser la grappe
      • Verser 5ml maximum de la solution entre les inter-cadres occupés par la grappe, directement sur les abeilles et vider le reste du contenu de la seringue dans le récipient.
      • refermer rapidement la ruche pour éviter la perte chaleur

    Les bons gestes

    • Porter des protections lors de la préparation de la solution et durant toute sa manipulation au rucher.
    • Dans l’idéal, soyez 2 à intervenir, la première personne ouvre la ruche et enfume pendant que la seconde manipule la seringue. L’intervention n’en sera que plus rapide et précise.
    • Éviter les jours de pluie et de vent fort.
    • Ne pas jeter dans la nature le reliquat d’acide